Fiche: Aromathérapie et phytoénergétique

Aromathérapie et phytoénergétique
Source: Michel Odoul

Aromathérapie et phytoénergétique

1/L'aromathérapie

La phyto-aromathérapie est la plus vieille thérapeutique du monde. Elle a toujours existé puisque les plantes n'ont jamais cessé d'être utilisées comme plantes condimentaires et/ou médicinales (Thym, Estragon, Basilic, Menthe). Par opposition aux drogues obtenues par synthèse chimique ou par extraction de principes actifs, la phyto-aromathérapie est la médecine naturelle par excellence. Les produits chimiques sont des substances mortes, perturbatrices des systèmes métaboliques naturels vitaux. Antibiotique ne veut-il pas dire anti-vie ? Par leur présence, le sol, les plantes, les animaux et l'homme se dévitalisent. A l'inverse, les huiles essentielles sont des produits naturels qui favorisent une profonde revitalisation de l'organisme. Elles sont dites «pro biotiques», c'est à dire qu'elles participent à la vie.

Il ne s'agit pas pour autant d'opposer le "tout chimique" au "tout naturel". Il serait temps que l'on arrête les guerres et les luttes stériles, uniquement destinées à défendre des « croyances ». Les substances chimiques de synthèse ont permis des résultats exceptionnels que tout le monde reconnaît. Ces succès brillants furent d'ailleurs la cause de l'oubli des plantes médicinales pendant de nombreuses années. Mais l'action brutale et brève des drogues chimiques, les effets recherchés souvent dépassés par des effets secondaires fréquents, expliquent la désaffection du public pour ces méthodes classiques. Les patients aspirent maintenant à des médications plus simples et plus naturelles. Cette tendance très actuelle est la raison principale du renouveau de la phytothérapie. Celui-ci n'implique pas pour autant le rejet total de la chimie. Elle a une place à occuper mais pas toute la place.

La structure d'une huile essentielle est complexe et ne possède, de ce fait, jamais une seule propriété thérapeutique mais bien plusieurs. Il existe dès lors des possibilités de synergie, de potentialisation, de drainage qui permettent une individualisation de la thérapeutique. En tant que «médecine de terrain», l'aromathérapie vise à rétablir l'équilibre d'un organisme. Illustrons cette caractéristique par l'image suivante : les marécages en zone tropicale sont infestés de moustiques, vecteurs de maladies. Une «médecine classique» préconiserait une destruction massive du moustique (maladie) par un insecticide (antibiotique). Une «médecine de terrain» visera à rendre la vie du moustique impossible par des drainages, des pompages et des plantations. L'aromathérapie permet justement une médecine de terrain, certes, moins rapide que la première solution envisagée, mais oh combien plus durable et efficace.

L'utilisation à bon escient des huiles essentielles peut faire merveille, en particulier dans des cas où d'autres thérapeutiques ont échoué. A l'inverse, leur ingestion anarchique peut exposer à des incidents lourds de conséquences. Les huiles essentielles, de composition chimique souvent très complexe, constituent en effet des médications réactives, puissantes et d'une richesse thérapeutique insoupçonnée. "Produit Naturel" ne signifie pas "produit anodin". Bien au contraire! Il est par conséquent fondamental de respecter scrupuleusement les doses prescrites sur les préparations générales (un excès n'apporterait rien de plus sur le plan thérapeutique mais pourrait, au contraire, causer des effets indésirables) ou de faire appel à un professionnel sérieux (médecin, pharmacien, aromathérapeute) formé à l'aromathérapie.

2/ Définition de l'aromathérapie:

Si l'on se réfère à l'acception étymologique et moderne du terme, l'aromathérapie se définit comme: «le traitement, à titre préventif ou curatif, des maladies physiques et psychosomatiques par les "arômes végétaux": les huiles essentielles et les essences extraites des plantes odoriférantes, qui possèdent des vertus médicinales, administrées par les différentes voies compatibles avec leur nature huileuse» .

3/ Quelques dates concernant l'aromathérapie.

Dans toutes les parties du globe, les civilisations ont montré un intérêt manifeste pour les plantes aromatiques en médecine, en cuisine et en parfumerie.

Au Moyen Orient, 4000 ans avant JC, les Sumériens utilisaient déjà les plantes aromatiques et médicinales (le fenouil, le pin, le galbanum). Les Arabes monopolisèrent longtemps le commerce des épices et participèrent activement aux techniques de distillation des huiles essentielles.

En Inde, la médecine ayurvédique utilise également de nombreuses plantes aromatiques.

En Chine, 2800 ans avant JC, le berceau de la phytothérapie, on relate l'emploi d'une centaine de plantes telles que l'anis, le curcuma, la cannelle, le gingembre.

En Égypte, Imhotep, médecin du pharaon, connaissait très bien l'emploi des plantes aromatiques parmi lesquelles figuraient le cèdre du Liban, la labdanum, le nard, l'encens, la myrrhe, le cumin, le laurier, l'anis, la cannelle. Les Égyptiens fabriquaient déjà des produits aromatiques variés : huiles, onguents, eaux parfumées, préparations cosmétiques, préparations à l'embaumement des momies.

Les Hébreux offraient en guise d'hommage des extraits aromatiques précieux : la myrrhe, l'encens.

En Grèce, dès 1200 avant JC, le commerce phénicien ramena d'Orient le poivre, la cannelle, l'encens... Hippocrate, père de la médecine, rassemble toutes les connaissances médicales de l'époque dans une œuvre capitale où il préconise de soigner en favorisant les forces naturelles d'auto guérison et l'utilisation des aromates dans l'alimentation et en médecine.

Les Romains, au premier siècle après JC, recensent dans De Materia Medica, écrit par Dioscoride, pas moins de 519 espèces de plantes. Les bains aromatiques, les lotions, les onguents, et les crèmes parfumées étaient d'usage quotidien à Rome.

En Amérique, les civilisations avancées des Aztèques, Mayas et Incas connaissaient parfaitement l'emploi des drogues végétales aromatiques, baume de styrax, de copaïba, de sassafras qu'ils utilisaient en l'état pour guérir infections et plaies.

En France, pays phare de l'extraction industrielle par distillation à la vapeur d'eau, quelques grands noms ont donné des lettres de noblesse à l'aromathérapie :

1918 : R.M.Gattefossé, véritable père de l'aromathérapie moderne, chimiste et parfumeur, se consacre à l'étude antibactérienne des huiles essentielles.

1929 : Sévelinge, pharmacien, se consacre à l'étude des huiles essentielles en médecine vétérinaire et confirme les travaux de Gatefossé.

1964 : le docteur Valnet, auteur d'une vulgarisation importante, relance l'usage médicinal des huiles essentielles. Duraffourd, Lappraz et Belaiche prennent le relais.

1975 : Pierre Franchomme, biochimiste, fondateur de Pranarom, met en évidence l'importance du chémotype (ou race chimique de l'espèce (HECT)) pour la réussite optimale des traitements médicaux. Le Laboratoire Pranarom, sous la direction de Dominique Baudoux, continue aujourd'hui à développer l'aromathérapie avec une rigueur scientifique et une expérience clinique qui ont toujours été sa ligne directrice.

4/Qui, un jour, eut l'idée de traiter la plante de cette manière originale pour obtenir cette matière première thérapeutique ?

Cette pratique remonte, semble-t-il, aux Égyptiens, 4000 ans environ avant Jésus Christ. Les huiles essentielles servaient alors à parfumer les onguents, à combattre la putréfaction lors d'embaumement des corps et à la conservation des aliments.

Toutefois, la clé de voûte de la distillation fut Abû Ali al-Husayn ibn Sina, que nous connaissons mieux en Occident sous le nom de Avicenne, philosophe et médecin iranien du Xème siècle. Nous devons aux Arabes la découverte et le développement de la distillation, l'extraction des principes aromatiques des plantes. Pourtant, ce n'est qu'au début du XXe siècle que les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles ont fait l'objet de recherches scientifiques. Le pharmacien et parfumeur français, René Maurice Gattefossé, en 1928, redécouvre les qualités thérapeutiques tout à fait exceptionnelles des huiles essentielles par le plus grand des hasards. Un jour qu'il s'était brûlé la main lors d'une explosion dans son laboratoire, il eut le réflexe de la plonger dans un récipient contenant de l'huile essentielle de « Lavande vraie» . A sa grande surprise, le soulagement fut immédiat et la guérison de la plaie ainsi que sa cicatrisation d'une rapidité déconcertante. A la suite de cet accident, il consacra sa vie à étudier les propriétés antibactériennes des huiles essentielles.

D'autres pharmaciens, médecins et biochimistes français de renoms ont continué depuis les recherches (Valnet, Duraffourd, Lappraz, Belaiche et, aujourd'hui, Franchomme).

5/ L’approche française de l'Aromathérapie.

L'approche très particulière, scientifique, pragmatique, que l'on appelle l'"école française" d'aromathérapie, remonte aux écoles de médecine et de pharmacie de Paris et de Montpellier, voilà plusieurs siècles. Cette "école", cette démarche, sont universellement réputées tant pour le très haut niveau des connaissances aujourd'hui accumulées, que pour l'intérêt manifeste accordé à toutes les formes de cette thérapeutique: prescriptive, manuelle ou psycho-olfactive.

Reprenant le flambeau des aromaterii - les apothicaires spécialistes ainsi nommés entre les Xième et XVIième siècles– le chimiste français René Maurice Gattefossé créa le terme générique "aromathérapie" en 1928, reprit par la suite par, entre autres, le Dr Jean Valnet et, aujourd'hui, par Pierre Franchomme, Président d'Honneur de l'Association Française d'Aromathérapie.

L'Association Française d'Aromathérapie est présidée par Dominique Baudoux, pharmacien et aromatologue. Ses parents et son grand-père, tous pharmaciens, le convainquent aisément d'entreprendre très jeune des études de pharmacie à l'Université Catholique de Louvain, en Belgique. Cet enseignement lui permet, entr'autres, de parfaire ses connaissances de phytothérapie et d'éveiller son intérêt pour la recherche. Au cours de ses études, il prend connaissance des possibilités importantes qu'offrent les médecines alternatives. Il découvre l'intérêt grandissant des patients pour ces nouveaux traitements. Aujourd'hui, il transmet son savoir et sa pratique en enseignant dans le monde entier.

6/ Le point sur la recherche.

Concentré d'énergie, bouquets de parfums, force vivante offerte par la nature, les huiles essentielles soignent, guérissent, délassent le corps, parfument et assainissent la maison. Puissantes et délicates, elles donnent le meilleur pour qui sait les choisir et les employer, mais se révèlent dangereuses lors d'utilisations imprudentes.

Dans le domaine des Médecines Douces, les huiles essentielles sont à ranger dans la gamme des produits hautement efficaces mais d'un maniement subtil. Leur dosage se résume d'ailleurs à quelques gouttes, au grand maximum. Ces "bombes thérapeutiques" qui concentrent jusqu'à cent fois certains principes actifs de la plante ne sont pas uniquement intéressantes lors de petits bobos. Elles remplacent aussi très avantageusement des médicaments, mais se situent surtout au carrefour de la médecine, de la santé, de l'hygiène et de la beauté.

De nombreux principes actifs

Une huile essentielle contient, très concentrés, l'essentiel des principes actifs de la plante, mais pas tous. En effet, au cours de la distillation de la plante par la vapeur pour obtenir l'huile essentielle, certains composants, trop lourds, ne sont pas recueillis. Cela donne alors une spécificité à l'huile essentielle que ne développe pas directement la plante fraîche. La valériane, par exemple, est une plante que les phytothérapeutes prescrivent couramment pour ses vertus sédatives et calmantes. Pourtant, l'huile essentielle de valériane n'est d'aucun secours en cas d'insomnies. De plus, parfois, au cours de la distillation, la chaleur et l'humidité provoquent l'apparition de corps nouveaux. L'huile essentielle d'ail contient une substance thérapeutique, absente dans la plante fraîche, qui en fait un excellent anticoagulant. Une huile essentielle est un ensemble de principes actifs. L'huile essentielle de romarin, par exemple, contient 250 substances différentes, celle d'origan, 85. Seule l'association de tous ces éléments donne l'efficacité du produit.

De nombreux usages

Selon la plante dont elles proviennent, les huiles essentielles sont recommandées en usages antibiotiques, antiviraux, antiseptiques, fongicides, cicatrisants, digestifs, anti-inflammatoires, sédatifs... Et on les utilise par voie orale, à la manière d'un médicament (cet usage est surtout réservé à la prescription médicale), en inhalations, en diffusion dans l'atmosphère avec un diffuseur d'essence, en massage (mélangée à une huile de base), en soins du visage (mélangée à une huile ou à une crème)...

Cela posé, toutes les plantes ne contiennent pas d'essences aromatiques. Une laitue, par exemple, ne donnera jamais la moindre goutte d'huile essentielle ! Les plantes qui en contiennent le plus sont les aromates que l'on utilise en cuisine : cannelle, romarin, thym, estragon, serpolet, sarriette, origan...

Reste que, correctement utilisées, les huiles essentielles offrent une action thérapeutique dont il serait dommage de se passer. Elles ont une très forte action antiseptique. Dans les infections pulmonaires, par exemple, on fait confectionner des suppositoires à base d'huiles essentielles, dans des proportions très strictes. Par la circulation sanguine, les essences remontent jusqu'aux artérioles pulmonaires et entrent en contact direct avec les germes responsables de l'infection. Ce type de traitement se pratique sous surveillance médicale.

Les huiles essentielles empruntent un autre chemin lorsqu'on les avale. Une étude scientifique a montré que l'ingestion d'essence de cannelle, sous forme de gélules, donne d'excellents résultats lors de cystites chroniques, de colibacilloses à répétition. Toutefois, une maladie importante ne sera pas soignée du jour au lendemain. Il faut jusqu'à un an de traitement pour voir disparaître une colibacillose chronique. A terme, la guérison est totale. Mais encore une fois, n'hésitez pas à consulter un médecin formé aux huiles essentielles, et ne les utilisez jamais seul par voie orale..

Le monde végétal est riche de 800.000 espèces de plantes dont une partie seulement est capable de synthétiser des essences. Seules les plantes aromatiques qui, dans l'échelle végétale représentent une certaine perfection, sont susceptibles de dégager une odeur bonne ou mauvaise. Ces végétaux supérieurs, considérés comme les plus évolués, sont répartis dans une cinquantaine de familles : Abiétacées, Apiacées, Astéracées, Cupressacées, Géraniacées, Lamiacées Lauracées, Myrtacées, Poacées, Rutacées.

Ces plantes sont riches en molécules aromatiques caractéristiques de chacune d'entre elles dont la composition biochimique déterminera les propriétés thérapeutiques ou toxiques.

Un nombre important de plantes aromatiques ne sont guères utilisées en raison de leur toxicité et de leur manque d'intérêt. D'autres plantes contiennent des quantités tellement faibles qu'elles ne pourront être distillées à la vapeur d'eau pour en extraire l'essence. Celle-ci pourra s'extraire par des solvants organiques ou des graisses, mais ne conviendra en aucun cas à l'usage thérapeutique et sera exclusivement réservée à la parfumerie et à l'agro-alimentaire. Bien que de nombreuses hypothèses aient été avancées pour expliquer les raisons de la synthèse de l'essence par la plante, nul ne sait avec exactitude les raisons pour lesquelles la plante fabrique son essence.

Les premières recherches selon des protocoles scientifiques ont débuté il y a environ une vingtaine d'années. En réalité, la recherche a commencé avec le français René-Maurice Gattefossé, durant les années 1920-1930, qui a mis en exergue les grandes lois fondamentales de l'action des huiles essentielles en fonction des familles chimiques. Ensuite, il y eut une sorte de grand vide, à l'exception de quelques études menées par certains chercheurs dans le domaine antibactérien. Jusqu'à ce qu'un autre français, le Docteur Jean Valnet publie, en 1964, un véritable plaidoyer pour la phytothérapie et l'aromathérapie, et fonde, en 1971 avec le Docteur Maurice Girault, l'Association d'Etudes et Recherches en Aromathérapie et Phytothérapie (AERAP). En 1978, c'est encore un français, le docteur Jean Belaiche, qui publie trois Traités de Phytothérapie et d'Aromathérapie, qui s'intéressent aux huiles essentielles d'un point de vue clinique: L'aromatogramme, Les maladies infectieuses, et Gynécologie – du Docteur Maurice Girault - (Editions Maloine / Paris – France).

Aujourd'hui, des chercheurs s'intéressent toujours aux huiles essentielles, notamment pour des études dans le domaine de l'antiviral. Ce fut le point de départ d'explorateurs comme Pierre Franchomme : il décortique les huiles essentielles pour en comprendre l'impact, molécule par molécule. Son travail porte d'abord sur la toxicité réelle de ces molécules sur différentes cellules de l'organisme ; ensuite, il mesure l'impact de ces molécules sur les récepteurs cellulaires, afin de modifier l'action des cellules et de renforcer l'immunité au lieu de la déprimer. Il a aussi beaucoup travaillé sur les principes antimicrobiens de l'huile essentielle, les anti-inflammatoires, les eubiotiques harmonisants de l'organisme... Ce sont là les recherches pharmacologiques les plus en pointe actuellement.

Culturellement, les Français ont un goût et un odorat extrêmement développés. Il n'est donc guère étonnant que l'Aromathérapie soit née et se soit popularisée depuis la France, pays mondialement reconnu pour ses produits de qualité et très sophistiqués tels les vins, les parfums ou les fromages. Et depuis des siècles, les Français s'exercent à parfaire l'art de la distillation de plantes aromatiques à l'usage cosmétique.

Un faible pourcentage de plantes contient des molécules aromatiques qui peuvent être extraites par la distillation à la vapeur d'eau ou par pression des zestes. Les molécules aromatiques font partie de la défense de la plante - ce qui explique l'efficacité de l'activité anti-infectieuse, antibactérienne, antivirale, anti-parasitaire et anti-inflammatoire de beaucoup de ces quintessences. Dans le cas des maladies cryptogamiques, lorsqu'un champignon microscopique agresse les plantes aromatiques, la première touchée communique avec les plantes environnantes au travers d'une production de phéromones. Par cette diffusion de principe aromatique, la plante "informe" ses congénères du danger et leur signale qu'il est temps de sécréter tel ou tel principe chimique pour se défendre contre l'agression. C'est là une autre dimension thérapeutique des huiles essentielles : leur capacité immunostimulante.

Nous ne doutons pas que grâce à leurs propriétés très spécifiques, les huiles essentielles joueront, un rôle indispensable dans le domaine de la santé lors du siècle à venir. Dans notre société moderne, la médecine courante, d'orientation allopathique, se trouve confrontée à des problèmes majeurs : l'inefficacité des antibiotiques face à certains germes pathogènes devenus résistants, le manque de substances antivirales, l'augmentation des déficiences immunitaires des individus, le cercle vicieux auquel aboutit la prescription continue de médicaments psychotropes...

L'aromathérapie propose des solutions alternatives à ces problèmes. Alors que les microbes arrivent de plus en plus souvent à s'adapter aux structures moléculaires de synthèse des antibiotiques - toujours rigoureusement identiques -, ils se heurtent plus difficilement à l'infinie diversité et à la complexité des huiles essentielles pures et naturelles. Certaines huiles essentielles présentent des propriétés antivirales majeures, immunostimulantes, neuro-régulatrices. et quand certaines développent des propriétés neuroleptiques d'autres sont neurotoniques...

Les huiles essentielles sont des produits extrêmement concentrés, de véritables quintessences de la nature. Pour obtenir 1kg d'huile essentielle de Néroli, il faut distiller une tonne de fleurs d'oranger ; pour obtenir 1 kg d'huile essentielle de Rose, il faut distiller quatre tonnes (1 hectare, soit 2,5 acres) de pétales de roses.

Les molécules de synthèse, créées par l'industrie pharmaceutique de notre temps, sapent les forces vitales du corps. Pour ne pas répéter les mêmes erreurs thérapeutiques, les huiles essentielles doivent impérativement répondre à différents critères: 100 % pures naturelles; une qualité de distillation irréprochable dans son déroulement technique et dans le temps nécessaire pour extraire le meilleur de la plante; et enfin, il est impératif que les huiles essentielles soient issues de matières premières garanties de qualités biologiques ou de cueillettes sauvages, et qu'elles soient intégrales. Alors, les huiles essentielles donnent leur pleine mesure pour revitaliser l'organisme.

Le processus de distillation pour les huiles essentielles à usages thérapeutiques doit respecter des critères bien spécifiques qu'on ne peut, en aucun cas, comparer à ceux de la distillation d'huiles essentielles simplement aromatiques, comme le pratique l'industrie cosmétique par exemple. Les molécules aromatiques à l'origine de l'odeur caractéristique de la plante aromatique, sont les plus volatiles et donc les premières à s'exprimer durant la distillation à la vapeur d'eau. Pour extraire les molécules plus "lourdes", indispensables pour l'action thérapeutique, il faut souvent distiller la plante beaucoup plus longtemps et sous une pression très basse. Ce processus de distillation de qualité, opéré dans un alambic en métal inoxydable, permet d'obtenir des huiles essentielles intégrales, contenant des fractions de molécules dites de "tête", puis de "queue". Ainsi, la distillation juste aura extrait la totalité des molécules présentes dans la plante.

Lorsqu'elle est distillée pour ses vertus thérapeutiques, l'huile essentielle de la Sauge Sclarée, par exemple, contient une molécule appelée "sclaréol", qui recèle les mêmes vertus que les œstrogènes. Les résultats probants obtenus par cette huile essentielle appliquée à des cas d'aménorrhée sont dus à sa structure moléculaire dite "oestrogen-like".

La sclaréol peut être absente de l'huile essentielle de Sauge Sclarée pour deux raisons : soit, l'huile essentielle n'a pas été distillée assez longtemps pour extraire cette molécule "lourde" de la plante, soit cette molécule a été séparée de l'huile essentielle et vendue à l'industrie cosmétique où elle est employée comme fixateur naturel.

Dans l'industrie cosmétique, la Lavande est distillée en 15 minutes. Cependant, si on veut profiter de l'action thérapeutique de l'huile essentielle de Lavande vraie, celle-ci doit être distillée en 45 minutes. Les huiles essentielles de l'industrie cosmétique ne peuvent donc être utilisées dans un but thérapeutique, car elles ne contiennent pas les molécules indispensables pour offrir leurs propriétés thérapeutiques spécifiques.

- Pour obtenir une huile essentielle, faut-il utiliser une plante spécifique ?

Seule la famille des plantes aromatiques propose des végétaux susceptibles et capables de donner leurs essences, telles que la lavande, les menthes, les origans, les marjolaines, les thyms, les romarins... Il est important que ces plantes soient sauvages ou obtenues en agriculture biologique. Car plus une plante s'est trouvée dans un biotope difficile, plus elle aura une rigueur, une résistance et une capacité à synthétiser une essence beaucoup plus riche que la plante qui pousse sur une terre artificiellement fertilisée.

- Comment choisir les huiles essentielles ?

La qualité varie énormément d'une huile à l'autre, ainsi que le prix. On distingue plusieurs variétés :

. l'appellation "huile 100% naturelle" recouvre un mélange de plusieurs essences naturelles ; une essence rare ajoutée à une essence plus ordinaire permet un prix raisonnable;

. l'huile "100 % pure et naturelle" provient d'une plante unique;

. l'huile "100 % pure et naturelle, biologique", la même que la précédente, est obtenue à partir de plantes issues de l'agriculture biologique, cultivées sans pesticides ni engrais chimiques. C'est ce qu'on peut trouver de mieux;

. l'huile d'origine synthétique dont les différents principes actifs sont reproduits chimiquement. Elle n'a pas les propriétés thérapeutiques d'une huile naturelle, et peut provoquer des effets secondaires, comme des démangeaisons ou des nausées...

. l'huile semi-synthétique, mélangée à une huile essentielle naturelle, est un panachage de plusieurs essences, dont les plus chères sont remplacées par des molécules de synthèse.

- Peut-on considérer les Huiles Essentielles comme un produit dangereux?

Oui et non. Non si l'on parle de produits comme ceux de la gamme Pranarom, contrôlés et proposés au public sous une forme active mais non dangereuse, d'un usage simple et accompagnés de conseils d'utilisations précis. Oui, si l'on ne fait pas attention aux doses de toxicité. Certains produits sont peu toxiques, même à hautes doses, d'autres – comme l'huile essentielle - fortement toxiques à faibles doses. L'huile essentielle n'est donc pas à mettre à la portée de toutes les mains, et surtout pas de celles des enfants. De plus, pas d'automédication si l'on ne connaît pas les produits. Le travail des professionnels est de donner la meilleure information possible et des précautions d'emplois très cadrées. Certaines huiles essentielles peuvent être utilisées par tous, sous réserve de respecter certaines règles, et d'autres sont impérativement à l'usage des spécialistes, des professionnels.

7/ Un concept novateur : la Phyto-énergétique.


Nous avons développé à l’Institut une nouvelle approche qui permet d’associer la pratique des huiles essentielles avec les fondements théoriques de l’énergétique et du Shiatsu. Ce concept novateur, que nous avons baptisé « phytoénergétique », est né en 2000 de la rencontre entre la connaissance de l’Aromathérapie occidentale, apportée par Elske Miles, et la connaissance de l’Energétique orientale qui est la mienne. L’idée est que chaque huile essentielle a une puissante vibration électromagnétique qui lui est propre.

Si l’on accepte le paradigme vibratoire de notre univers, codifié par l’orient mais également par la science occidentale de ces dernières décennies, les huiles essentielles doivent posséder, au-delà de leur dimension moléculaire pure, une dimension vibratoire (électrique ou ondulatoire). Mais comment l’envisager et ensuite la conceptualiser de façon cohérente.

Nous devons beaucoup pour cela aux recherches du docteur Valnet (qui a basé sa médecine du terrain sur les travaux de Louis Claude Vincent) et aux travaux du biochimiste, Pierre Franchomme, qui a su « positionner » les molécules aromatiques sur le fameux bio-électrogramme du même Vincent.

Pour résumer, Louis Claude Vincent a élaboré un référentiel essentiel à l’usage de l’Aromathérapie et, à travers lui, à la pratique générale des huiles essentielles. Cet outil donne en effet une structuration très utile de la composition moléculaire des H.E. Il permet ainsi de les choisir en fonction de critères scientifiques démontrés et « non simplement empiriques ». C'est grâce à cette approche électromagnétique que nous avons pu faire le pont avec l'énergétique pure.

Qui était Claude Vincent ?

C'était un ingénieur diplômé des Travaux Publics, Ingénieur conseil de l'Armée des Etats-Unis pour l’alimentation en eau les cimetières américains et également ingénieur conseil à EDF pour les barrages. Il a également été conseil auprès de nombreuses communes en France et à l'étranger pour leurs services des Eaux et des Egouts. Par conséquent son domaine d’action était « l'eau », propre ou usée, ainsi que sa qualité. Son sens de l'observation l'a conduit à constater que selon les cas, les eaux étaient acides ou alcalines, propres ou usées. Qu'elles permettaient alors, selon leur qualité, le développement de tel ou tel type de micro-organismes ou végétation. Il développa alors le concept, pour l'eau, de qualité du terrain et mit au point une grille de lecture et un appareil, le bioélectrogramme, classant les terrains possibles en 4 types. Son intelligence pratique le fit rapidement élargir ces principes au terrain humain. Dès 1948, il crée la Bioélectronique, méthode permettant d'analyser le terrain biologique de tout individu, dont est issue la notion connue de tous de « PH acide ».

Que recouvre le concept de Bioélectronique?

La Bioélectronique permet d'analyser les milieux liquides d'après leurs potentiels biophysiques, et ce à travers 3 données fondamentales, le pH ou potentiel hydrogène (le fameux PH acide), le rH2 ou potentiel d'oxydoréduction (réduction hydrogène) et le rô ou potentiel de résistivité. Ces données vont de 0 à 14 pour le pH, de 0 à 42 pour le rH2 et de 0 à x000 pour le rô. Sur ces axes, Vincent a défini 4 types de terrains qui sont propices à certaines formes de vie en fonction de leur caractère "acide" ou alcalin, réducteur ou oxydant.

Vincent a constaté que pour un individu en bonne santé, il existe des valeurs de référence, à l’instar de celles connues en biologie. Lorsque l'on sort de ces valeurs normes, on se situe dans un terrain propice à la maladie.

Le dernier champ de lecture qui nous a permis de comprendre la dimension vibratoire de cette lecture "énergétique" ou en tous cas électromagnétique, c'est que chacun des 4 terrains définis par Vincent, est porteur d'un échange électromagnétique avec son environnement. Cet échange est lui même associé à une « force », définie par Vincent. Une cartographie extraordinaire de positionnement des molécules composant les huiles essentielles apparaît alors.

A partir de ce positionnement, nous avons pu nous appuyer sur les niveaux de « chaleur » et « électromagnétique » pour faire le lien avec la lecture « énergétique » issue de la tradition orientale qui identifie et interprète ces mêmes niveaux. Expliquons nous. Le milieu oxydant qui libère des électrons est de nature "négativante" et le milieu réducteur qui capte ces mêmes électrons est de nature "positivante". Le milieu oxydant est plutôt "froid" alors que le milieu réducteur est plutôt "chaud". Et bien ces notions de "froid" + "négativant" et de "chaud" + "positivant" sont totalement en cohérence avec les notions de Yin et de Yang. Nous avons par conséquent ici le pont possible avec le référentiel énergétique oriental. A partir de lui nous avons pu décliner l‘usage des H.E. de façon « énergétique » car les deux pôles Yin et Yang sont à la base du référentiel oriental des 5 Principes que sont le Feu, la Terre, le Métal, l'Eau et le Bois, proposé par la M.T.C et de la théorie des méridiens qui en découle. Il devient alors extrêmement intéressant de pouvoir interpréter ces H.E. comme des « aiguilles d'acupuncture », porteuses de messages vibratoires, des diapasons énergétiques que l'on va pouvoir utiliser non plus de façon symptomatique mais énergétique.

Les formules de la Phytoénergétique.


Les huiles sélectionnées pour un usage phytoénergétique, l’ont été pour leur équilibre dynamique général, en résonance la plus juste avec celle de chaque Principe et de chaque méridien. Cette résonance peut être lisible directement, à travers le positionnement moléculaire de l’H.E. selon le référentiel énergétique, ou indirectement selon son mode d’action rapproché des lois interactives régissant les rapports entre les Principes ou les méridiens. Elles ont également été sélectionnées, en fonction de leur cohérence « olfacto-moléculaire ». Il peut en effet arriver que certaines huiles soient composées de molécules dans l’axe d’un Principe ou d ‘un méridien, mais produisent entre elles une synergie « conflictuelle » sur le plan olfactif ou moléculaire, comme cela peut d’ailleurs se produire avec certains points d’acupuncture. De plus, les H.E., comme tout système énergétique, se potentialisent mutuellement. Ceci fait que par exemple si l’on additionne plusieurs H.E., leurs Rô ne s’additionnent pas mais s’ajoutent de façon exponentielle. Par conséquent nous avons systématiquement limité à 3 le nombre d’H.E. sélectionnées pour chaque Principe ou méridien.

Dans les synergies que nous avons élaborées suivant les principes de la Phytoénergétique, il faut retenir deux éléments. Le premier concerne le mélange de plusieurs HE les unes aux autres. Et le deuxième concerne la présence d’une huile végétale porteuse.

1) Trois HE différentes : Lorsque l’on mélange plusieurs HE, une synergie nouvelle apparaît dont la dynamique moléculaire, et donc énergétique, lui est propre. Pour établir des mélanges équilibrants, nous avons choisi 3 HE dont les structures vibratoires se ressemblent tout en étant complémentaires. Au delà du nombre de trois HE, les réactions synergiques deviennent vite imprévisibles au risque de devenir contradictoires. Le but escompté étant de rééquilibrer un terrain énergétique, le caractère équilibré et harmonisant des synergies est par conséquent fondamental.

2) Une HV porteuse : Afin de donner au mélange son juste degré de pénétration (les H.E. pures pénètrent immédiatement dans le sang), il faut associer les 3 HE sélectionnées à une huile végétale de type « tournesol » dans une proportion de 90% à 95% pour l’HV et 10 à 5% pour le mélange des 3 HE. Ainsi, la synergie aura une pénétration progressive qui permettra aux HE d’aller produire leur effet à la profondeur peu importante à laquelle le méridien d’énergie circule lorsqu’on se situe aux extrémités. Sans la présence d’une huile végétale, l’huile essentielle aura tendance à rentrer directement dans le système sanguin pour être diffusée à travers l’organisme. La présence de l’HV est donc indispensable pour optimiser le travail dans la dynamique énergétique.

Quels sont les intérêts de la méthode ?

1/ Les techniques énergétiques dans leur ensemble sont des approches « hygiénistes », c'est-à-dire qui se préoccupent plus de l’état de santé que de la maladie. Le principal intérêt des mélanges proposés réside dans le fait qu’ils sont « équilibrants », c'est-à-dire ni excitants ni dispersants. Ils redonnent à l’énergie de chaque principe son « la », lui permettant de se re-paramétrer naturellement.

2/ L’application des mélanges se fait sur des zones qui se situent vers les extrémités des bras ou des jambes. Ce sont des parties du corps faciles d’accès et sans risque.

3/ La toxicité biochimique de certaines huiles essentielles dans les mélanges est très réduite, voire insignifiante grâce leur faible dosage, à leur dilution dans une HV et à la zone d’application (éloignée de tout organe).

4/ En appliquant un mélange à des endroits stratégiques (poignets, chevilles, ventre, dos), on bénéficie automatiquement de sa valeur informationnelle sur le plan olfactif.

5/ La phytoénergétique permet d’impliquer le receveur du soin directement dans le souci d’aller mieux.
De ce fait, la Phytoénergétique est un complémentaire très appréciable pour n’importe quel soin de type énergétique (shiatsu, acupuncture, réflexologie, tuina, ayurveda, etc…) mais également non énergétique (ostéopathie par exemple). Lorsque l’origine du déséquilibre a été identifiée comme concernant plus spécifiquement un méridien, on choisit le mélange approprié que l’on applique sur des zones, correspondant au trajet du méridien, qui se trouvent toujours au niveau des extrémités (des bras et des jambes). Ce sont en effet les zones où les différents méridiens énergétiques circulent le plus en « surface » et où l’énergie est la plus mobilisable. La MTC considère que les points majeurs d’action sur le flux énergétique des différents méridiens se situent entre les coudes et l’extrémité des doigts ou derrière les genoux et l’extrémité des orteils. C’est dans ces zones que l’énergie est en effet la plus mobile, la plus accessible et par conséquent la plus facilement rééquilibrable.

L’application se fait en posant quelques gouttes du mélange adapté au méridien choisi sur la zone indiquée que l’on masse légèrement. Le but de la Phytoénergétique est de redonner à un méridien sa fréquence vibratoire juste. Pour ce faire, il suffit de lui « rappeler » cette fréquence en appliquant une synergie de HE ayant la même tonalité et la même qualité de vibration harmonieuse. Cette logique implique que quelques applications par jour pendant une période courte (5 à 7 jours) sont suffisantes.

Les risques de toxicité liés aux principes actifs des huiles essentielles sont considérablement réduits du fait du faible dosage dont le praticien en phytoénergétique a besoin. Mais il n’en demeure pas moins que des contre-indications spécifiques existent. Elles sont liées soit aux HE elles mêmes soit à des points spécifiques dont l’usage est également contre-indiqué dans certains cas en MTC. C’est pourquoi la Phytoénergétique demande une formation rigoureuse.


Michel Odoul

Pour en savoir plus :

« La Phytoénergétique » Elske Miles et Michel Odoul aux éditions Albin Michel.

ou

www.shiatsu-institut.fr

Voir aussi notre rubrique sur les médecines alternatives.

La Phyto-énergétique

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