Fiche: Arnold Ehret et la pratique du jeûne

Arnold Ehret et la pratique du jeûne
Source: Macro Editions

Pourquoi pratiquer un régime mucusless ?

Une introduction par le docteur Benedict Lust.

 

Tout le monde devrait connaître ses limites en termes de besoins alimentaires. Tous ceux qui ont étudié la question de l’alimentation et ont travaillé sur cet aspect savent que l’homme, notamment chez les populations aisées, est victime de suralimentation. Même les plus pauvres ne sont pas sous-alimentés – tout au plus pâtissent-ils de la piètre qualité ou des mauvaises conditions de leur nourriture. Il n’est pas exagéré de dire que quasiment tous les individus souffrent.

Nous mangeons tous par habitude et pour le plaisir de déguster des plats savoureux. Cependant, d’un point de vue physiologique, seuls les aliments ingérés lorsque l’on ressent une impression de faim (une demande naturelle de nourriture) comptent et ce n’est que sous cette condition que ce que l’on mange, aussi simple soit-il, peut donner de la satisfaction et du plaisir. Aucun animal en liberté ne mangera à moins d’avoir faim. Il est avéré que les centenaires sont bien plus nombreux dans les pays les plus pauvres et il est également vrai que la nourriture que l’on trouve dans nos villes, nos plats prétendument raffinés, est à l’origine même de la disparition de toutes les familles à la troisième ou quatrième génération.

Il est établi que toutes les grandes villes seraient rapidement dépeuplées sans l’arrivée de nouveaux habitants en bonne santé provenant de la campagne où l’on consomme une alimentation plus simple. C’est un fait : de nombreuses populations ou communautés religieuses ont un régime alimentaire sans viande – ils se nourrissent d’une poignée de riz et de quelques légumes – et leur résistance et leur force sont largement supérieures à celles de ceux qui consomment de la viande. On sait que les Bédouins effectuent de longs et éprouvants voyages à travers le désert avec pour seule nourriture quelques livres de dattes. Autre fait historique, les grands philosophes d’Égypte antique ne consommaient aucune nourriture solide durant des décennies, mais se restauraient en avalant le jus produit par la mastication de la nourriture ; leur sagesse et leurs connaissances sont aujourd’hui encore, avec l’influence des Grecs, la principale base sur laquelle s’appuie la pensée philosophique. On sait bien que les plus grands penseurs ont toujours été plus ou moins des ascètes, c’est-à-dire, des gens à l’alimentation frugale.


Le mathématicien Pythagore n’obtint le droit d’entrer à l’école de philosophie égyptienne qu’après avoir jeûné durant quarante jours, le but étant certainement moins d’éprouver sa résistance morale que de le purifier du point de vue physiologique afin de permettre à son esprit d’atteindre une plus grande sagesse. Moïse jeûna sur le mont Sinaï tandis qu’il recevait les Tables de la Loi pour son peuple et le Christ demeura quarante jours dans le désert, probablement sans même de l’eau, avant d’apparaître devant la multitude. L’Église catholique romaine nous conte la vie de nombreux saints qui ne mangèrent quasiment rien durant des décennies et vécurent vieux. Le noble italien Cornaro atteignit l’âge de cent ans en n’absorbant que 350 grammes de nourriture et une quantité équivalente de vin chaque jour. Un américain, Fletcher, démontra la vérité physiologique de cette prétendue légende en réduisant de dix fois sa ration quotidienne et en pratiquant la mastication intensive (le fletchérisme), parvenant ainsi à soigner de graves maladies. Socrate disait : « Moins l’homme mange, plus il est proche des dieux. » Goethe déclarait : « Nous sommes ce que nous mangeons. » La sagesse des grands hommes prouve que notre préoccupation et notre lutte sans répit pour notre pain quotidien ne sont que course après des chimères. Un médecin suisse a d’ailleurs écrit un ouvrage sur le sujet.
Le grand combat de notre existence consiste principalement à s’efforcer d’acquérir les moyens de vivre dans le luxe, qui passe avant tout par le fait de manger bien et copieusement. La vérité à propos de l’alimentation  correcte est le livre des Sept Sceaux pour le grand public et les chercheurs. Beaucoup de gens, notamment les plus pauvres, ont l’impression d’être sous-nourris lorsqu’ils voient les mets luxueux des riches.

La peur de la faim est un cauchemar qui oppresse l’homme moderne ; la privation d’un seul repas le rend déjà nerveux. Cette erreur funeste, cette ignorance tragique, ce leurre fatal sont créés et défendus par des doctrines médicales fallacieuses. Ce n’est qu’en leur révélant la pure vérité que nous pourrons permettre aux gens d’adopter un régime correct. Les restrictions ne sont possibles que si l’on sait quel est la quantité ou le minimum absolument indispensable et quels sont réellement les aliments les meilleurs et les plus profitables. Les nouvelles pensées et vérités ne font leur chemin que lorsque des leaders en font la démonstration pratique. Les gens ne se tournent vers un nouvel idéal que lorsqu’ils voient un champion nager contre le courant de l’ancienne doctrine erronée.

Personne ne renonce au plaisir à moins d’y être contraint ; personne ne renoncera volontairement à certains aliments tant qu’il les considèrera comme les meilleurs, tant qu’il ignorera qu’il existe quelque chose de mieux, quelque chose de largement supérieur, quelque chose d’infiniment supérieur. La nourriture la plus pure, la meilleure et dans le même temps la plus juste pour l’homme ne peut être que celle qui lui a été dictée du point de vue biologique, par les lois de la nature et sous sa forme naturelle.
Si l’être humain était le plus abouti lors de sa création, son alimentation devait à l’époque être également la meilleure et la plus nutritive et toutes les préparations de la cuisine moderne doivent donc être considérées comme inférieures puisqu’elles représentent la régression et la dégénération de l’humanité.


Le régime frugivore, au contraire, tel qu’il est décrit dans la Genèse, représente le meilleur type d’alimentation pour l’homme. Pour cela, si l’on veut établir le régime idéal, il faut d’abord dissiper la peur de la sous-alimentation dans l’esprit des gens. Si l’on doit tous restreindre notre quantité de nourriture et supprimer partiellement ou totalement le pain, la viande, les œufs, le lait, etc., il faut que cela soit prouvé et démontré par des exemples d’individus illustrant que non seulement l’on peut vivre en mangeant des fruits, mais que cette diète édénique et naturelle de l’homme était la plus juste et parfaite et qu’elle peut donc l’être encore aujourd’hui. On doit démontrer qu’une poignée de fruit contient plus d’éléments nutritifs que tout un repas moderne, constitué d’une demi-douzaine de plats. Les végétaliens doivent prouver la valeur de la nourriture idéale et de toutes les formes d’alimentation.


Mais où sont ces personnes strictement fruitariennes ? Elles n’existent qu’en théorie dans notre monde civilisé. Arnold Ehret ne parvint à s’en tenir à ces principes qu’en vivant dans la nature loin de la civilisation. Il vécut donc ainsi durant deux ans avec un ami partageant ses convictions. Au cours de cette période, il fit des tests formidables qui sont décrits dans Santé et guérison par le jeûne.
On ne peut vivre d’un régime strictement fruita- rien dans le monde civilisé, car les sens sont si développés qu’ils rendent la compagnie des gens soi-disant bien portants assez désagréable et déplaisante. On doit vivre son « régime sans mucus » et accorder son entière sensibilité avec ses pairs. La diète édénique ne saurait s’harmoniser avec la civilisation de Sodome et l’on ne peut « sauter le pas » vers le régime strictement fruitarien sans avoir adopté le « régime sans mucus » comme transition. Il faut s’y habituer de manière scrupuleuse et progressive et en ayant été instruit sur le sujet.


Les lois de l’Univers sont immuables et puisque les fruits étaient la nourriture édénique des créatures les plus abouties et ressemblant le plus à Dieu, ils constituent aujourd’hui encore le régime paradisiaque et supérieurement salutaire.


Le système de guérison du régime sans mucus

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Arnold EHRET
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